Cabourg Rejet des sédiments en mer : vers une action en justice contre l’État

Les associations de protection de l’environnement et les collectivités emmenées par Cabourg ne désarment pas face aux rejets en mer des sédiments du port de Rouen.

17/04/2017 à 13:27 par richardduval

Le gradage du port de Rouen et le rejet au large de la Côte fleurie de ses sédiments pourrait bien finir devant les tribunaux. (Photo d'illustration)
Le dragage du port de Rouen et le rejet au large de la Côte fleurie de ses sédiments pourrait bien finir devant les tribunaux. (Photo d'illustration)

Tristan Duval, maire de Cabourg, prévient :

nous ne sommes pas des excités de la démarche, mais l’affaire pourrait prendre une tournure juridique.

A 20 kilomètres du littoral

Vendredi 14 avril 2017, il a invité les associations de protection de l’environnement, pour une réunion de travail au sujet de l’immersion en mer des sédiments du port de Rouen. Jusque-là, ces derniers sont rejetés sur le site du Kannik. Arrivant à saturation, un autre site, celui du Machu situé à à peine 20 km de la Côte fleurie a été retenu par les services de l’État.

Un avis favorable…

Début d’année, la commission d’enquête publique a rendu un avis favorable, autorisant ainsi le rejet de près de 50 millions de m3 de boues en dix ans. Il ne reste plus qu’à la préfète de Région à signer le document pour valider officiellement cette autorisation.

Ce que n’osent imaginer plusieurs maires de la Côte fleurie (Merville-Franceville, Villers-sur-Mer, Trouville, Gonneville-sur-Mer, Blonville et Bénerville) emmenés par leur collègue de Cabourg et plusieurs associations.

Le maire de Cabourg entouré des responsables des associations de protection de l'environnement.
Le maire de Cabourg entouré des responsables des associations de protection de l'environnement.

« Nous devons maintenir la pression pour trouver d’autres solutions » fait savoir Tristan Duval. D’autant que l’élu et les responsables associatifs dénoncent plusieurs manquements dans l’enquête publique :

elle est basée sur des normes nationales au lieu des normes européennes.

L’exemple de Tchernobyl

Et Tristan Duval d’ironiser :

On nous dit que ça ne polluera pas. Comme si les sédiments, avec le mouvement des marées, allaient contourner nos plages. Ça nous rappelle le nuage de Tchernobyl quand on nous a fait croire qu’il s’était arrêté à nos frontières.

Il aimerait voir la possibilité « d’une autre alternative », comme la création d’une nouvelle filière pour le traitement des sédiments. Le maire de Cabourg fait savoir :

Mon objectif est de leur faire lancer un plan B. Le temps de la démarche, nous pourrions alors concevoir le rejet en mer pour cinq ans par exemple. Mais là, rien d’autre n’est proposé.

« Si l’État s’entête, il y aura des procédures » prévient l’élu qui, avec ses collègues, s’engagent à venir en aide financièrement aux associations pour porter l’affaire en justice. L’avocate Corine Lepage s’est déjà saisie du dossier.

Le grand absent. Dans ce dossier ô combien sensible pour l’image de la Côte fleurie, un élu est aux abonnés absents ; Philippe Augier, maire de Deauville. « Il n’a pas la même analyse que nous » regrette Tristan Duval. Pierre Dimicoli, vice-président de la fédération pour la prévention de l’environnement de Gonneville à Ouistreham est plus amer et prévient : « je suis étonné que Philippe Augier n’a pas pris conscience qu’une éventuelle pollution de nos côtes pourrait déclasser sa ville ». De son côté, Jean-Claude Monthour, vice-président de l’Union des rivages de la Touques a fait savoir qu’il allait tenter, une nouvelle fois, de convaincre le maire de Deauville de rejoindre le collectif.

14390 Cabourg

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