Deauville Régis Mailhot : « Deauville, la seule ville de Normandie où le clacos a le goût du caviar »

Auteur et chroniqueur à succès, Régis Mailhot sera sur la scène du théâtre du casino Barrière de Deauville (Calvados) samedi 18 février.

16/02/2017 à 17:56 par Sophie Quesnel

Régis Mailhot sera à Deauville le samedi 18 février pour son spectacle. « Citoyen, la liberté d'expression c'est aussi pour les pigeons ».
Régis Mailhot sera à Deauville (Calvados) le samedi 18 février pour son spectacle : « Citoyen, la liberté d'expression c'est aussi pour les pigeons ».

Vous êtes aujourd’hui en Bretagne pour votre spectacle, est-ce que vous connaissez la Normandie ?

Oui, je connais le petit voisin pour lequel il faut passer la frontière au Mont Saint-Michel et mettre les pieds dans l’eau.

Êtes-vous déjà venu à Deauville ?

Je n’y ai jamais joué mais j’y suis venu plusieurs fois notamment avec l’émission de France Inter, Le Fou du Roi. Chaque année nous avions la chance de participer au festival du film américain. J’aime beaucoup Deauville, c’est la seule ville de Normandie où le clacos a le goût du caviar, c’est rare.

Y passez-vous du temps pour le plaisir ?

Non, je suis encore trop jeune. (Rires)

Je vois que vous portez bien votre surnom de « sale gosse de l’humour »

Je ne fais pas exprès. Stéphane Bern dit de moi : « ce que j’aime chez Régis Mailhot, c’est qu’il est naturellement impertinent ». Ce n’est pas une construction marketing ou de carrière ou de show-biz, c’est ma nature profonde.

Depuis toujours ?

Oui, j’ai toujours eu ce côté sale gosse. J’aime bien cette appellation parce qu’elle convient bien. C’est toujours bon enfant. C’est le petit garçon qui se révolte forcément contre une autorité. Qui renverse la table, mais sans vouloir nuire finalement.

Avec Stéphane Bern, une relation d’amitié et de complicité qui vous unit. Est-ce vous qui le suivez ou lui qui vous demande de le suivre ?

Je le surveille. Ce garçon a vraiment besoin que je sois là pour le chaperonner. Il me doit tout. C’est mon vieux complice. C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier et maintenant nous conduisons ensemble la diligence. Et c’est toujours un bonheur à la radio de travailler avec lui parce qu’il a cette qualité merveilleuse, ou cette inconscience totale, de me laisser dire tout ce que je veux.

Il est d’ailleurs le premier à en faire les frais…

Évidemment. C’est un jeu de rôles. Je dis tout haut ce que lui ne peut pas dire. Il se doit d’être plus consensuel, ce qui est normal.

Dans votre impertinence permanente, qu’est-ce qui vous inspire le plus ?

Je prends ce que l’on me donne. Ce que les robinets d’info font couler, gaspillent finalement en continu. L’actualité est un terreau formidable puisqu’elle est le reflet de notre époque, c’est à dire une époque un petit peu rétrécie, parfois médiocre et souvent assez hypocrite. On le voit chez les hommes politiques, dans le cynisme de l’économie, dans la bêtise des bien-pensant, dans les certitudes des élites. Je travaille cette matière. Ce sont les ridicules de l’époque. Je ne me compare pas du tout à Molière mais chaque amuseur ou pitre social est là pour traquer les ridicules de l’époque.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de quitter la chaleur et la douceur des studios de radio pour aller vous confronter au public ?

Pour moi, c’est essentiel depuis toujours. J’ai eu la chance de débuter ma carrière sur France Inter au Fou du Roi et il y avait une forte demande des gens qui m’écrivaient pour me dire : on veut vous entendre au long cours parce qu’on aime bien votre style et ce que vous nous racontez. J’ai fait comme les hommes politiques, je suis allé à la rencontre des Français (voix volontairement pédante). Je crois aujourd’hui que la scène, est l’endroit où je me sens d’une part le mieux et d’autre part c’est vraiment la tribune où je suis le plus abouti et le plus à l’aise. De loin.

Parmi les humoristes et les politiques, qui vous fait rire aujourd’hui ?

Parmi les humoristes, plein de confrères m’amusent. Aujourd’hui, il y a une scène artistique assez riche. J’aime des gens comme Poelvoorde, un acteur comique fabuleux qui incarne justement cet humour noir, désespérément drôle. J’aime la fantaisie d’un Luchini, la folie des frères Cohen… je trouve cela très intéressant. Et sur les politiques… là je vous parlais de petits artistes. Quand vous lisez un tweet de Nadine Morano et quand vous suivez les primaires socialistes, franchement, les Marx Brothers à côté c’était la deuxième division.

Une année d’élection présidentielle, pour vous c’est un régal

C’est un peu le réveillon qui dure toute l’année. C’est le repas de fête. Mais il faut faire attention avec les repas de fête, parce qu’on risque l’indigestion. Je picore et je fais attention à ma ligne et à ma santé mentale.

Pratique
Théâtre du casino de Deauville, samedi 18 février à 21 h 00. Tarif unique : 29 €. Réservation au 02 31 98 66 00.

14800 Deauville

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