Dives-sur-Mer Rencontre avec Florence Rouard nouveau Commandant de police

Le Commandant Florence Rouard, 51 ans, a pris ses fonctions au commissariat de police de Dives-sur-mer. Elle succède à Eric Veyssi à la tête du service.

Dernière mise à jour : 09/09/2013 à 17:07

Le commandant Florence Rouard a pris en charge le commissariat de Dives-sur-mer depuis une semaine.
Le commandant Florence Rouard a pris en charge le commissariat de Dives-sur-mer depuis une semaine.

Florence Rouard, pouvez-vous nous évoquer votre parcours ?

Je suis née à Dijon. Je suis rentrée dans la police en 1982 à Toulouse, en tant que secrétaire administrative, où j’ai passé un an durant lequel j’ai préparé le concours d’inspecteur. Après un an d’école, en 1984, j’ai intégré le SRPJ de Versailles et un groupe des affaires criminelles, puis en section économique et finances, jusqu’en 1991, où je suis arrivée à la DDSP (ndlr. Direction Départementale de la Sécurité Publique) de l’Eure à Evreux. J’ai continué ce que je savais faire, c’est-à-dire de l’investigation, dans un groupe en charge de la délinquance générale : les dégradations, les atteintes aux personnes, les mineurs… Tout ce qui n’était pas atteinte aux biens. Et puis, après 18 ans d’investigation au total, j’ai eu envie de faire autre chose. J’ai donc pris en charge le commissariat de secteur d’un quartier sensible d’Evreux, le quartier de la Madeleine, avec le côté ordre public, partenariat, gestion des patrouilles… Il y avait toujours un pôle d’enquêteurs, mais également la configuration ordre public. J’y suis resté deux ans, à l’issue desquelles je suis retourné au siège de la DDSP pour mettre en place un État-major à la demande du directeur, où je suis resté chef durant dix ans. Puis je suis arrivée à Dives-sur-mer…

Etait-ce une volonté de votre part de changer ?

Lorsque l’on arrive commandant échelon fonctionnel qui est le dernier grade du corps des officiers, la consécration d’une carrière est de finir chef de circonscription. C’était donc une opportunité…

Comment le choix de Dives-sur-mer s’est-il imposé ?

L’intérêt était d’accéder à un poste de chef de circonscription. C’était la raison première, d’autant qu’il n’y a pas énormément de postes de chef de circonscription qui s’ouvrent à l’échelon national… Après, il y a des considérations personnelles, familiales, professionnelles qui rentrent en ligne de compte. Venant de l’Eure, le Calvados, c’est la porte à côté.

Connaissiez-vous le secteur de Dives-Cabourg-Houlgate sur un plan personnel ?

Cabourg oui, Dives, honnêtement, non…

« Un service qui fonctionne »

Et sur le plan professionnel, avez-vous eu des échos du secteur ?

Pas du tout, non. Pas avant que je m’y intéresse. C’est vraiment une découverte de la circonscription.

Votre arrivée va-t-elle entraîner des changements particuliers, notamment en terme d’organisation ?

On amène toujours un peu de sa touche personnelle, de son savoir-faire, de ce que l’on a pu voir et acquérir par le passé… Mais ce n’est pas la révolution non plus. C’est un service qui fonctionne, qui fonctionne pas mal. Il y a des choses qui sont mises en place, qui donnent entière satisfaction, notamment les partenariats avec les élus. Cela fait très peu de temps que je suis là, pour l’instant je fais connaissance avec les différents partenaires. Dans une expérience professionnelle, il y a des choses que l’on a mises en place, et que l’on a appréciées, qui ont apporté leurs fruits, et que l’on a envie de reproduire. Mais je me donne le temps de voir comment ça fonctionne.

Les échanges étroits avec les élus, mais également les actions de prévention en faveur des Seniors et des jeunes étaient des thématiques fortes auparavant, Est-ce qu’il y a des thématiques particulières que vous souhaiteriez creuser ici ?

La police a des missions, protéger les citoyens, les biens, interpeller les auteurs d’infractions. C’est le socle du métier. Si on peut empêcher une infraction de se commettre parce qu’on a mis en place tout un dispositif, c’est encore mieux. Mais ça, on ne peut pas le faire tout seul. Il y a un partenariat à développer, il y a des gens qui sont concernés dans tout ce travail en amont, et sans eux, on ne peut rien faire. On s’adapte à la population. Cabourg est certes très orientée vers le tourisme, mais dispose également d’une catégorie d’habitants d’un certain âge. Toutes les actions qui peuvent être mises en œuvre concernant les Seniors le seront. A partir du moment où il y a une population qui est en attente, qui a un besoin, on la prend en charge. Dives a ses problématiques de population plus démunie que Cabourg, on va adapter notre présence et nos moyens d’intervention en fonction des besoins, en partenariat avec la municipalité, les associations, l’éducation nationale… S’il n’y a pas ce maillage, il manque un maillon à la chaîne et cela se rompt.

« La vidéo protection, un outil utile »

Comment vous positionnez-vous sur la vidéo protection, qui a été implantée à Cabourg il y a quelques années et qui a donné des résultats probants ?

Je suis référent sûreté dans l’Eure, ce qui signifie que je suis sollicitée à chaque fois que l’on a besoin de mettre en place de la prévention situationnelle, à savoir donner des conseils pour améliorer la sécurité, cela peut-être une entreprise, un commerce, une ville, un bailleur social… J’ai une formation et un diplôme en ce sens. Evidemment, la vidéo protection est un outil efficace. D’autant plus lorsque l’on a des moyens humains plus restreints. Les gens ont besoin de pouvoir aller et venir librement, mais avec une sécurité optimale. Il faut arriver à trouver un juste milieu dans ces deux états de fait.

On a constaté ces derniers temps que les faits de délinquance avaient baissé sur Cabourg, notamment grâce à la vidéo protection, mais qu’un « effet plumeau » les avait en quelque sorte décalés vers les communes voisines…

La vidéo protection est dissuasive, mais c’est aussi une aide à l’enquête. Si une rixe éclate et que l’on voit ce qui se passe, on peut intervenir immédiatement et en toute sécurité. C’est une aide à l’enquête car on va pouvoir exploiter les images. C’est un excellent outil.

Dives-sur-Mer, 14

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